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GOGIN dispose d’un budget de €9.2 millions financés pour 80% par la Commission européenne et pour 20% par le gouvernement du Danemark.

GOGIN fournit du personnel qualifié afin de gérer les différentes activités. Deux experts seront détachés au CRESMAO d’Abidjan et au CRESMAC de Pointe Noire; ils viendront en appui au CIC de Yaoundé chaque fois que ce sera nécessaire. De plus, une demi-douzaine d’experts et de formateurs se rendra sur place lors de missions spécifiques dans les pays bénéficiaires, afin de prêter main forte aux autorités maritimes locales et autres parties prenantes.

Le projet est mis en œuvre par Expertise France, l’agence de coopération technique française supervisée par le Ministère des affaires étrangères et du développement international ainsi que par le Ministère de l’économie et des finances.

Historique et institutionnel

Le cadre de la coopération en matière maritime en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale est basé sur le Code de Conduite relatif à la prévention et à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l’encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre, adopté lors du sommet des chefs d’Etat à Yaoundé au mois de juin 2013. 25 pays ont signé le Code de Conduite : Angola, Bénin, Burundi, Burkina Faso, Cameroun, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Libéria, Mali, Niger, Nigeria, République Centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Sao Tomé & Principe, Sénégal, Sierra Leone, Tchad et Togo.

Les parties prenantes dans le projet GOGIN sont donc les autorités et administrations nationales impliquées dans les a aires maritimes, les organes responsables de la réponse aux crises maritimes, ainsi que la Commission du Golfe de Guinée et les deux organisations régionales (qui comportent 6 pays ne disposant pas d’un accès à la mer) : les Communautés économiques des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le projet GOGIN s’inscrit donc dans le cadre des conclusions du sommet de l’Union africaine
à Lomé en octobre 2016, des résolutions des Nations Unies sur la sûreté maritime et la lutte contre la piraterie dans le Golfe de Guinée, la Stratégie maritime de l’Union européenne
dans le Golfe de Guinée, ainsi que le Code de Conduite mentionné ci-dessus et qui fait partie du Processus de Yaoundé. D’autre part, le projet succède au projet CRIMGO (Critical Maritime Routes of the Gulf of Guinea) financé en 2012- 2016 par l’UE, avec une portée plus large en terme d’activités et de pays bénéficiaires.